mercredi 16 septembre 2015

mardi 22 octobre 2013

Souvenirs de la passe de Fakarava Nord

Dernier montage: Fakarava Nord
Quelques plongées extraordinaires et quelques moments d'anthologie.
Un ballet d'une centaine de requins gris à la renverse du courant: alors que nous étions tranquillement installés en bordure d'une langue de sable ils sont arrivés vers nous par vagues, se déplaçant et virant devant nous dans un ensemble parfait... le tout dans une eau limpide d'un bleu profond.
Un manta qui me fonce dessus et fait une pirouette au dessus de moi
Découverte d'Ali-Baba une sorte de vallon au milieu de la passe: perches pagaies, poissons soldat, priacanthes, lutjans et autres en bancs compacts et requins gris et pointes blanches qui passent au milieu et s'énervent à l'occasion.
Il y a trois mois... et pourtant c'est comme si c'était hier

dimanche 13 octobre 2013

Souvenir de Fakarava: Tetamanu Village et le mur de requins de la passe Sud

Le trajet est long, mais le paradis mérite bien quelques heures d'avion/voiture/bateau :-) Et une fois sur place, on oublie tout

vendredi 6 septembre 2013

Souvenirs de Rangi

Impossible d'y échapper... le retour à Paris: beurk
Un moment j'ai bien pensé que l'état de grâce allait survivre au retour, avec le beau temps, des tas de retrouvailles, apéros, diners, souvenirs de vacances...  Mais le bruit, le monde, l'absence de cocotiers et de nuances de bleu s'imposent petit à petit à moi. Et une tendance à l'idée fixe ces jours-ci:
Mais qu'est-ce que je fous là????
Je sais, il est malvenu de se plaindre quand on revient de deux mois au paradis... faudrait quand même que je redescende de mon petit nuage. N'empêche, le blues est là, et ce n'est pas le bleu que je souhaiterais...
Une thérapie qui a fait ses preuves par le passé: le montage des films... Et bien sûr je commence par le meilleur: Rangi :-)  A regarder en HD de préférence bien sûr.
Un regret toutefois: les images ne sont pas à la hauteur de la réalité

mardi 27 août 2013

C'est pas fini....

Bon, on ne va pas se mentir... le retour pique un peu: fraicheur, manque de soleil, tout est gris, les gens font la gueule, il faut remettre des chaussures...
Et le décalage horaire est un peu violent (12h donc tout est inversé...).

Un moment, j'ai considéré l'option d'entrer en phase régressive et de me rouler en boule, par terre dans un coin, à sucer son pouce, en me lamentant sur son propre sort... mais tout compte fait, je pense plutôt me lancer dans un grand projet "souvenirs de voyages": entre les photos, les films, les histoires, les gens... il y a de quoi faire...

Et finir ce blog sur le départ de Papeete est un peu triste à mon goût...

Donc... rdv dans les jours qui viennent :-)

dimanche 25 août 2013

Partir pour mieux revenir


Et Pour une fois,les palmes de plus de 65cm, fixées au sac à dos, passent comme une lettre a la poste... 

Dernier coucher de soleil à Tahiti




Changement d'ile car décollage de très bonne heure demain, ferry jusqu'à Tahiti: je joue les figures de proue dans l'espoir de repérer un souffle











Une journée à ne rien faire... en fait, la première de tout mon séjour
Qui se termine par un dernier bain dans l'Océan Pacifique et un beau coucher de soleil sur Moorea

Close encounters of the BIG kind

Ma dernière immersion (en snorkelling) du séjour: sortie baleine. Dernier jour à Moorea, plongée sur Les Roses splendide le matin... allez on re-tente les baleines l'après-midi
J'en ai déjà faite une, deux jours avant.  On les a vues en surface, on a entendu leur chant, on en a vu une dans l'eau, en train de faire une pause, 20/30m plus bas, mais elle s'est éloignée au moment de faire surface... Pas de rencontre "proche" donc, mais je suis déjà contente d'avoir vu ma première baleine dans l'eau et une image me reste: immobile, tête en bas, en position inclinée à 45°, les longues nageoires en position semi-ouverte, les bordures extérieures de ces nageoires et les flancs blancs ressortant dans le bleu. Et quand elle s'est mise à nager... impression de calme et de déplacement lent, alors qu'elle était 10 fois plus rapide que nous. Et quelle taille!
Rebelote, on repart en bateau, à l'extérieur du lagon et on commence à scruter l'océan.
Henri
Moreto le moniteur cocktail a repéré un souffle

 On est chanceux, au bout de 5mn on aperçoit le fameux souffle un peu plus loin... suivi d'un second, puis d'un troisième: 3 pour le prix d'une! Henri est surpris: trois, ça veut dire une femelle et deux mâles... ça fait un mâle en trop et ça peut être explosif... or là elles ont l'air calmes et de bonne humeur: et c'est un festival de nageoires et de queues au dessus de la surface.
Puisqu'elles sont calmes et restent en surface, on se prépare à se mettre à l'eau: approche du bateau tout en douceur, pour ne pas les effrayer, nous sommes tous sur les bords du bateau, les palmes au pieds, le masque et le tuba en place. Quand Henri hurle, il y en a une juste là, elle passe. J'ai du bol, c'est de mon coté et effectivement je distingue une forme sombre dans l'eau...

Malgré l'excitation, je suis disciplinée et attend le OK pour se mettre à l'eau...
Et je sens alors Henri qui me pousse dans le dos: bon ça doit être le fameux OK, je me laisse glisser... tout devient bleu...
Et je tombe nez à nez avec ça!

Enfin façon de parler: la tête de la baleine est à 3m de moi, je vois son oeil et je me plait à penser qu'elle me regarde... d'un oeil bienveillant bien sûr, une baleine ne peut qu'être bienveillante... : pensée naïve, je l'admets mais on ne se refait pas. C'est énorme, c'est beau, c'est lent mais avec une vitesse de déplacement incroyable (parce qu'elle ne colle pas avec la lenteur des mouvements). Je suis tellement secouée que j'en oublie de filmer... et quand je me reprends enfin, elle a déjà pas mal avancé, ça bouge, c'est mal cadré... l'émotion. Ma nouvelle copine (tout est passé dans ce regard de 5 secondes) continue à avancer et amorce un plongeon vers les profondeurs, je regarde alors en dessous et vois, 10m plus bas, deux autres baleines tout aussi lentes et majestueuses.
Là encore: OH MY GOD! Quelle rencontre!

On recommence la manoeuvre plusieurs fois et pendant 1/2 heure c'est du grand spectacle et on est aux premières loges. Henri décide alors de laisser tranquille ce ménage à trois apparemment heureux et nous partons vers de nouveaux souffles. 


C'est là que j'apprends que la baleine à bosse (de son nom scientifique baleine mégaptère, en raison de ses longues nageoires pectorales) doit son nom commun au fait qu'elle est la seule à pouvoir s'immerger verticalement: pour se faire, elle arrive à "casser" son corps et apparait alors en surface... une bosse! Qui est suivie par la partie postérieure de son corps et la queue. La baleine à bosse réalise donc ce que nous autres plongeurs appelons un canard...
Alors je pose la question: pourquoi avons nous choisi le nom de "canard" alors qu'on aurait pu dire "s'immerger en baleine"???? C'est quand même plus marin non?! J'avoue penser sérieusement à une une requête à la Commission Technique Nationale de la Fédé sur le sujet...
Bref, chez ces baleines à bosse, seul le mâle chante, pour appeler une femelle, et il y a en général un mâle dominant, qui emballe toutes les femelles. Elles migrent en Polynésie entre juillet et novembre et viennent près du récif, à l'abris des prédateurs pour se reproduire, mettre bas et se reposer avec leur baleineaux. Chaque baleine a un motif sur la queue qui lui est propre: c'est comme ça qu'on les identifie et qu'on étudie leurs migrations. D'ailleurs Henri garde plein de photos et répertorie les baleines qu'il rencontre: un jour il a même identifié une baleine qu'il avait déjà rencontrée quatre ans plus tôt...

Ces poissons qui ne ressemblent à rien: rencontre d'une mite de mer

Il fait 30cm, ne nage pas, ne vole pas malgré ses ailes: il marche sur des petites pattes dissimulées sous son corps. Il n'est pas particulièrement beau, il est craintif et franchement on s'est tous dit qu'on venait de découvrir une mite de mer...
Mais en fait c'est un grondin volant
Il aura fallu une plongée sur Moorea, dans la passe, avec un visibilité bof bof, pour découvrir ce nouveau poisson pour moi
Vue de dessus
Vue de profil

samedi 24 août 2013

Des Roses Bleues


A mon arrivée, je glisse innocemment à Henri, qui tient le club de plongée, que si c’est possible, je ferais bien Les Roses, plongée recommandée par Cyril à Rangiroa. Henri, qui me confirme à l’occasion, que René l’a bien appelé pour lui annoncer mon arrivée (et là je me sens un peu comme une VIP J).
Et en arrivant pour la dernière plongée de mon séjour (sniff sniff), ma 800ième si j'en crois mon carnet de plongée: Bingo ! Ce matin on fait Les Roses! Je plonge avec un N3, Amaury, et un moniteur du club très sympa mais dont le nom me laisse songeuse: Mojito… Je n’ose pas demander confirmation, on va me prendre pour une poivrote, j’attends prudemment que des gens l'appellent, l'oreille aux aguets, en en déployant des trésors d’ingéniosité pour ne pas à avoir à prononcer son nom lorsque je m’adresse à lui… un peu comme quand on ne sait pas si on part sur une base tutoiement ou vouvoiement, en rencontrant quelqu’un pour la première fois...
Au final, son nom est Moreto.
Ma petite caméra de secours me fait faux bon, carte mémoire morte : oui je suis maudite… Mais grand merci à Amaury qui me passe l’intégralité de ses films et photos de la plongée: je ne m’attarderai donc pas sur sa flottabilité proche de celle de la poêle à frire (désolée pour ce coté LDP, c’est l’amertume de la fin proche du voyage).

Donc, Les Rose. Plongée superbe en raison du relief. La faune est loin d’être aussi fournie qu’aux Tuamotu, j’étais prévenue… Mais cette descente dans le bleu avec révélation progressive de ce jardin de Roses de corail dur à 45m, avec une visibilité d’enfer : à couper le souffle. Cerise sur le gâteau, le chant d’une baleine mâle appelant sa belle nous accompagne durant tout le début de plongée.
Descente sur Les Rose, un chant de baleine en fond sonore
Dès notre arrivée au fond : gros requin dormeur de 4/5m posé sur le corail et requin citron se ballade. On rencontre ensuite une tortue pas craintive et une raie aigle qui survole le récif. C’est beau et on s’attarderait bien dans ce beau jardin… mais les paliers commencent à monter… Remontée vers les canyons où nous devons retrouver le bateau.

Requin nourrice
Requin citron

C’est aussi un endroit où on doit a priori tomber sur des requins citron. Effectivement nous les trouvons… mais petite pointe d’agacement : ils tournent autours d’un bout sur lequel est attaché une boite remplie d’appâts: un bateau de plongée qui fait du feeding… Grrr. C’est interdit, ce n’est pas nécessaire (les requins citron sont curieux de nature et viennent voir les visiteur sans qu’on ai besoin de les stimuler)… Et comme ils sont là, nous n’aurons pas le plaisir de d’être surpris par leur rencontre au détour d’un canyon…
Pas d'autre choix que de les observer dans ces conditions... c'est rageant mais on doit faire avec: puisqu'ils sont là, on ne les trouvera pas dans les canyons. Ils 5: deux gros dans les 3/4m, a priori des femelles, et 3 plus petits, dans les 2/3m. De couleur olivatre, fuselés et souples, ils rasent le sol. Ils s'approchent près, pas timides les squales...  Dans ces occasions, on peut observer leurs yeux: petits et jaunes. Leur bouche est entrouverte sur des dents  mal rangées.  Oui, ils inspirent le respect, ne serait-ce que par leur taille, mais je n'arrive pas à les aimer comme les requins du bleu... je leur trouve un coté hyène... alors que dans le bleu on trouve le seigneur des océans... Mais c'est une vision toute personnelle...

Fin de plongée, paliers, et Amaury a du mal a tenir à 3m et passe de la poêle à frire au bouchon de champagne... ben c'est sûr, avec de l'air dans son gilet, quand on remonte... on accélère. Le moniteur cocktail lui a déjà donné un plomb et n'en a plus... Accroché à lui, les palmes en aérofreins, ll me regarde, interrogateur de ses grands yeux, d'un bleu curaçao... J'abandonne toute velléité pédagogique, enlève ma ceinture et la donne à Amaury, 1kg de plomb... Je me retrouve légère et doit faire mon palier poumons vides... pas top confort, mais on a fait une tellement belle plongée que ça m'est égal.
Et comme je récupère enfin des photos de moi en plongée et qu'il parait qu'on ne me voit pas assez... j'en profite, et me paye une minute de narcissisme ;-)



Découverte de Moorea: journée d'infidélité au vélo polynésien

Bon, on est plus aux plats Tuamotu, Moorea est une ile volcanique dont le tour fait 60km... Je serais là plus de temps, je pourrais me lancer à vélo, et pas un vélo polynésien standard, mais là on va faire dans la facilité et me voilà à scooter pour la journée: c'est donc les cheveux dans le vent que je découvre l'ile... enfin façon de parler puisque, bien sûr, j'ai un casque.
Les consignes du loueur: surtout faire gaffe aux poules et aux chiens. Ils déboulent sur la route et vous font tomber. Effectivement, malgré une attention soutenue, durant ces quelques heures, je manque de me payer deux poules qui passent juste devant mes roues. A 50km je pense que ça aurait un peu piqué pour elles..mais aussi pour moi.
Moorea est une ile magnifique avec des paysages très contrastés: du point de vue paradisiaque sur Tahiti juste au dessus du lagon, à la baie d'Opunohu, en passant par la baie de Cook et un crochet dans les hauteurs, au Belvédère, pour admirer le mont Rotui niché entre les deux baies: on change de monde à chaque fois.
Tahiti au loin...
La preuve est faite: il y a des lagons en Ecosse

La Baie de Cook
La Baie d'Opunohu
Entre les deux baie, le Mont Rotui... et une touriste au Belvédère

Après le Belvédère, visite du Lycée Agricole: ballade éducative d'une à deux heures très bien faite pour découvrir les plantations
Ananas
Vanille














Le domaine du Lycée agricole
Fin de la journée découverte... J'ai survécu aux chiens, aux poules, aux attaques sournoises de manguiers aux pluies éparses, mais néanmoins drues, aux nombreux nids de poules (encore elles!) sur la route ... En revanche la prochaine fois je mettrais des baskets parce que là mes pieds, c'est une catastrophe...

Concours du groin de cochon: le prix!

Bravo Eva!
Voici le prix que tu auras l'honneur de recevoir pour ta perspicacité et ta connaissance parfaite de ce noble animal
Je suis certaine tu sautas trouver une place digne de cet objet d'un goût parfait dans ton intérieur...

mercredi 21 août 2013

Retour à la civilisation: Moorea

Moorea est à quelques km de Tahiti. Il y a des vols pour y aller.. qui durent dans les 8mn tout compris... mais le plus simple est le ferry. L'occasion de finir mon deuil de Rangi et que Moorea se révèle petit à petit au cours de la 1/2 heure de navigation.
C'est sûr, on a changé de monde comparé aux atolls plats et secs des Tuamotu. Le lagon est discret mais la végétation est magnifique.

Sur l'île: du monde, des magasins, des voitures et même des bus... Ce n'est pas côte au 15 Août mais comparé au Tuamotu, j'ai l'impression de revenir du monde perdu...
La route qui fait le tour de l'île est magnifique et pas truffée de nids de poule comme celles que j'ai pratiquées depuis plus d'un mois, mais, petite pointe de nostalgie: personne ne se fait coucou... Aux Tuamotu, tout le monde se dit bonjour: le nombre de gamelles que j'ai évitées de justesse en agitant la main à vélo sur une route défoncée... Même les gendarmes, quand vous croisez leur jeep, vous font un grand signe de la main :-)
Ceci dit, le paysage est vraiment magnifique ici.

Inconsolable: au revoir Rangiroa

Ca y est, c'est le départ... Le temps d'un dernier passage à la passe, les dauphins ne sautent pas, normal j'apprends qu'ils ont joué sous l'eau avec les plongeurs quand je passe au club pour un dernier au revoir (ARGHH). René me dit alors qu'il a appelé Henri, le boss du club de Moorea  où je vais et un bon ami à lui, pour lui dire "que je ne suis pas une chieuse" ;-). Derniers km à vélo, dernier bain à la pension et direction l'aéroport. Moral un peu en berne. Oui je sais, je suis bien malheureuse dans la vie... mais je me donne le temps du vol jusqu'à Papeete pour continuer à faire ma Cosette.
Aéroport: comme d'hab, ma valise fait 2kg de plus que le poids auquel j'ai droit, et je m'efforce à garder un sourire naturel et les épaules droites et détendues, malgré les 13kg de mon sac à dos, comme s'il ne pesait pas plus que les 3kg autorisés en cabine... Coup d'oeil suspicieux de l'agent à mes palmes, hésitation... ouf ça passe.
Dans l'avion: d'après mes informateurs, avec le vent du moment, le décollage va se faire en direction de Tiputa, il faut donc que je me mette du coté droit pour la plus belle vue au décollage. Effectivement, le virage vers Papeete se fait juste au dessus de la passe à faible altitude. Je repasse dans ma tête les belles rencontres sous-marines que j'ai faites et essaye de localiser où elles ont eu lien vue d'en haut, j'imagine toutes les bébettes qui se baladent en ce moment même, j'essaye de localiser la bouée du club à l'aquarium (motu au milieu de la sortie de la passe)...



On continue à gagner de l'altitude, je me tord le cou pour garder Tiputa à vue le plus longtemps possible... et se sont finalement les nuages qui viennent l'effacer... Soupir

La vie à Rangi, épisode 3: l'approvisionnement

A Rangiroa, comme dans les autres atolls des Tuamotu, à part le poisson et la noix de coco, tout est "importé". Pas de culture, pas de fruits, ni de légumes, pas de viande... A part pour le poisson donc, tout arrive par bateau. Des fruits et autres produits frais arrivent des Marquises toutes les deux semaines, et un autre bateau, venant de Papeete, amène des produits conditionnés toutes les semaines.
Selon le jour où vous passez à l'épicerie, vous allez trouver plus ou moins de choix et des étagères pleines ou vides. A chaque fois que quelqu'un entre dans une des 5 épiceries de l'atoll, il y a toujours cette pointe d'excitation pour savoir ce qu'il va y avoir... ou pas: lorsque le bateau est passé depuis quelques jours déjà, certains produits ont totalement disparu et les étagères se vident. Il arrive alors aux gens de faire toutes les épiceries à la suite pour trouver un produit en particulier.

Le jour d'arrivée du bateau n'est pas bien défini, mais lorsqu'il approche et que sa date exacte d'arrivée devient connue, c'est effervescence: l'information est relayée par tout le monde: c'est comme ça que plusieurs personnes que je ne connaissais pas m'ont dit sur une même journée "le bateau des Marquises sera au quai jeudi vers 10h...". Dans ce cas là, des fruits sont vendus sur le quai: c'est alors la foire d'empoigne, des bateaux arrivent chargés de pamplemousses, de mangues, de citrons et de bananes et les gens se pressent pour acheter de gros sacs qui vont leur faire plusieurs jours. Ce jour là le tout Rangi est là et je repars avec du stock pour tout mon séjour...

mardi 20 août 2013

The place to dive with in Rangiroa: Rangiroa Plongée

Lieu mythique... donc beaucoup de clubs ici. A chaque club sa philosophie et sa manière de plonger. J'ai choisi en fonction de ce que j'ai lu sur des forums, des sites des clubs et du bouche à oreille: enchantée de ce choix
C'est un club de passionnés. Depuis 20 ans à Rangiroa, ils continuent à être enthousiastes et à aimer ça. Et en plus ils connaissent les lieux comme leur poche. Ils organisent des plongées en petits comités, avant les autres clubs, de manière à ne pas se retrouver dans les bulles des usines à plongeurs. Excepté en deux ou trois occasions, nous n'avons rencontré aucune autre palanquée. Et Tiputa privatisée c'est quand même mieux que dans les bulles...
Un conseil: si vous allez à Rangiroa, allez plonger là bas.

René: le pur














Il a des principes et s'y tient: il a monté le club pour proposer un certain type de plongée et avec une vraie vision développement durable. Il milite pour la défense de la faune sous-marine. Logos Sea Shepherd, Longitude 181 partout dans le club, à coté de posters éducatifs sur la faune sous-marine et la manière de la préserver. Avant chaque plongée, il rappelle qu'il ne faut pas toucher, la faune, le corail... alors que d'autres clubs montrent comment caresser les dauphins... ce qui, soit dit en passant est strictement interdit par la loi locale, mais comme il n'y a pas de contrôles tout le monde s'en fout :-( 
Coté plongée, et organisation : là c’est du carré de chez carré. Coté contact, René est calme et toujours très pro, mais une fois qu’on le connaît un peu il devient très chaleureux et raconte des histoires incroyables. Bref quelqu’un de bien et de sympa en plus…

Jean-Jacques: le hussard

Ex maitre nageur, ex moniteur de ski et pisteur: une force de la nature. 60 ans cette année et à la palme, il colle une claque à tout le monde. Sous l'eau: ce qu'il aime Jean-Jacques c'est descendre :-). Donc quand il est avec des plongeurs avec qui il peut le faire... ça fini avec du palier à l'ordi ;-). Je pourrais aussi l'appeler Mister Tiger, parce que c'est à chaque fois qu'on a plongé tout les deux qu'on a vu le requin tigre... et on a été les seuls à le voir. Des plongées "sensation" donc: je lui dois une vision d'anthologie du mur de gris vue d'en dessous et dans le bleu, et quelques plongées où il faut envoyer le palmage qui va bien... Ca a toujours été top. Et en surface, Jean-Jacques est souriant, rigolard et aime le contact. Quelques bonnes soirées apéro/diner avec lui et Cyril à se raconter nos souvenirs de guerre... et bien sûr il en avait plus que nous... D'ailleurs, assez marrant: son père a passé son niveau 1 il y a très longtemps dans un club appelé... Les Hommes Grenouilles de Paris!

Cyril les bons plans

Originaire d'Aix, en Polynésie pour un an depuis Novembre, Cyril est en break professionnel (son premier métier n'est pas moniteur de plongée) et est moniteur chez Rangiroa Plongée pour se faire plaisir. Il profite de cette année pour plonger, découvrir la vie et les coutumes locales. Cyril est une crème: toujours là pour rendre service. Et comme il loue le bungalow juste à coté du mien chez Olga, il a été d'une grande aide et m'a donné tous les bons plans du coin: où manger, où acheter de la confiture, où admirer le plus beau coucher de soleil etc... Une mine d'information d'une grande gentillesse. En retour, je l'ai converti au Gin To' (encore un nouvel amateur à mon actif hé hé hé...).

Tiapata: le galant

Pilote du bâteau, Tiapata amène les affaire des plongeuses sur le bateau et leur monte leur bloc... mais uniquement pour les plongeuses. Il a un gros coeur tatoué sur le bras avec à l'intérieur écrit "je t'aime". Ce qui est plutôt habile car non personnalisé ;-) Et ça doit bien marcher car Tiapata a 12 enfants (ou 12) mais pas tous de la même femme. Et quand on lui demande s'il est sûr qu'il n'en a que 12, il prend quand même le temps de réfléchir avant de répondre "normalement oui". Mais avant tout, Tiapata est un très bon pilote avec lequel on n'a aucun doute sur le largage et la récupération: il est là où il faut, fait l'approche qu'il faut même par mer forte et sort les blocs de l'eau d'un mouvement d'un seul et d'un bras! 

Acte manqué

Mon avion décolle dans 2h, je reviens d'un dernière observation de la passe, les dauphins n'ont pas sauté, j'arrive devant mon bungalow et là... c'est le drame: mes clefs????!!!!!
Rien dans le sac, rien dans les poches.... ARGHH je suis à la porte
Bien sûr Olga n'a pas de double.
Obligée d'enlever la moustiquaire en espérant très fort que la fenêtre n'est pas verrouillée... ouf elle ne l'est pas.
A croire que je ne veux pas partir...
Ben... en fait...

Une nouvelle Traversée fabuleuse... et mon troisième tigre :-)

Comme les fois précédente, le binôme de la mort qui tue: je pars avec Jean-Jacques pour une traversée. Dès l'immersion, on descend... vite et dans le bleu pour ne pas rater la marche en se faisant emmener par le courant trop rapidement.  En 1mn on est déjà à 40m, l'ombre du récif se dessine à une trentaine de mètres quand Jean-Jacques hurle dans son détendeur: "Là, là, là,...". Je regarde dans la direction qu'il indique: 5m au dessus de nous, un peu devant, une grosse silhouette, bien carrée. Aucun doute sur l'identité du visiteur, même avant de voir les rayures sur le flanc. Les Quattros le mettent en marche, un moment on pense qu'il va se laisser rattraper, mais au bout de quelques secondes, il accélère sa nage et s'éloigne. Coup d'oeil en coin: qu'est-ce qu'on fait, on met le turbo? Quelques secondes d'hésitation... mais on est pas loin des 50m, et on a encore la traversée à faire, faudrait quand même pas sécher notre bloc en 5mn. On arrête la poursuite. La silhouette s'éloigne, puis oblique du récif vers le large. Un moment, il fait une boucle et on espère que c'est pour revenir nous voir... mais non il disparait dans le bleu.
OH MY GOD! 
On est même pas à 5mn de plongée...
Photo tirée de la vidéo faite avec une petite caméra de secours. Oui oui je sais c'est pas brillant, certains diraient même que je n'ai toujours pas enlevé mes moufles... dommage d'avoir noyé mon appareil à la plongée précédente...
Après cette émotion intense, on enchaine avec une vingtaine de raies aigle qui viennent quasiment dans nos masques: vraiment pas farouches aujourd'hui :-) Elle font un premier passage juste après le tigre, puis un second alors qu'on est sur la marche. Les conditions sont exceptionnelles aujourd'hui avec une eau très claire, même à 60m: moment magique du vol de raies devant le rideau de requin gris: c'est tellement beau que je sens mon coeur qui s'emballe.
Cerise sur le gateau, on voit le mérou géant, une nouvelle fois, et de près aujourd'hui... Faudrait arrêter d'enchainer les émotions fortes comme ça... parce qu'à ce rythme là, mon petit coeur il va pas tenir longtemps... 

En sortant de plongée, je me sens lessivée: normal on a fait 58m, en donnant de la palme... mais aussi un trop plein de surprises aujourd'hui et j'ai du mal à m'en remettre ;-)
Décidément vive la Traversée!