Ca y est, c'est le départ... Le temps d'un dernier passage à la passe, les dauphins ne sautent pas, normal j'apprends qu'ils ont joué sous l'eau avec les plongeurs quand je passe au club pour un dernier au revoir (ARGHH). René me dit alors qu'il a appelé Henri, le boss du club de Moorea où je vais et un bon ami à lui, pour lui dire "que je ne suis pas une chieuse" ;-). Derniers km à vélo, dernier bain à la pension et direction l'aéroport. Moral un peu en berne. Oui je sais, je suis bien malheureuse dans la vie... mais je me donne le temps du vol jusqu'à Papeete pour continuer à faire ma Cosette.
Aéroport: comme d'hab, ma valise fait 2kg de plus que le poids auquel j'ai droit, et je m'efforce à garder un sourire naturel et les épaules droites et détendues, malgré les 13kg de mon sac à dos, comme s'il ne pesait pas plus que les 3kg autorisés en cabine... Coup d'oeil suspicieux de l'agent à mes palmes, hésitation... ouf ça passe.

Dans l'avion: d'après mes informateurs, avec le vent du moment, le décollage va se faire en direction de Tiputa, il faut donc que je me mette du coté droit pour la plus belle vue au décollage. Effectivement, le virage vers Papeete se fait juste au dessus de la passe à faible altitude. Je repasse dans ma tête les belles rencontres sous-marines que j'ai faites et essaye de localiser où elles ont eu lien vue d'en haut, j'imagine toutes les bébettes qui se baladent en ce moment même, j'essaye de localiser la bouée du club à l'aquarium (motu au milieu de la sortie de la passe)...
On continue à gagner de l'altitude, je me tord le cou pour garder Tiputa à vue le plus longtemps possible... et se sont finalement les nuages qui viennent l'effacer... Soupir
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